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Voici le commentaire que j'ai laissé chez Korben. Il résume bien ma pensée, au point que je n'ai pas besoin d'en rajouter ;-)

Mouais… à mon avis, la performance est effectivement au rendez-vous, mais pas là où tout le monde voudrait bien la voir. Je m’explique: ce logiciel est capable de composer de la musique « à la façon » de. Par exemple, l’article cité en référence parle de composition « à la Bach » que même les spécialistes n’étaient pas capables de distinguer des vraies.

En soi, il s’agit d’une performance car l’algo doit être sévèrement complexe. Je ne remets donc pas en cause cette performance. Je suis même admiratif du travail réalisé. Je cite de mémoire l’article en anglais: « David Cope a passé des mois à transcrire les partitions note à note pour les stocker en base de données ». Rien que ça, chapeau.
Mais la suite est pas mal non plus: « Après avoir appris à Emily les règles de composition et la manière de les transgresser, … ». Ça, c’est absolument titanesque comme boulot. Et c’est là que se situe le talon d’achille d’Emily. Elle n’invente pas de style musical, elle réutilise une syntaxe, une grammaire, une orthographe.

Donc, là où certains crient à la mort des compositeurs, je m’inscris en faux. Où réside, en partie, le génie d’un Bach ou d’un Mozart ? Il réside « simplement » en ce qu’ils ont inventé un nouveau style, une nouvelle manière d’écrire la musique.

Et là, je suis désolé de dire que l’ordinateur n’est pas prêt d’y arriver.

Heureusement, il restera toujours l’interprétation. Un requiem de Mozart m’arrache assez facilement des larmes, de même que le Psaume 115 de Bach… mais tout dépend qui l’interprète (si, si, et c’est du vécu !)