1. # 2981

    Le logiciel libre, moyen ou finalité ?

     
    Le logiciel libre est devenu au fil des ans le cheval de bataille de beaucoup d'entre nous (oui, je m'inclus dedans, même si je ne suis pas le plus virulent des évangélistes du libre). C'est vrai que donner le choix aux gens, les responsabiliser, les rendre plus libre eux-même est assez alléchant comme programme.

    Mais voilà, le logiciel libre peut-il s'imposer définitivement et bouter Windows et autres logiciels propriétaires de l'Internet ?

    Après tout, cette liberté que nous revendiquons s'appliquent également aux utilisateurs de logiciels propriétaires: ils sont libres de NE PAS utiliser les logiciels libres (on se demande bien pourquoi, mais bon ;-)
    Et, soyons fous, le jour où l'informatique mondiale tournera à l'aide de logiciels libres, on fera quoi (à part sabrer le champagne) ?

    Chassez le naturel, il revient au galop
    Dieu (pour certains, RMS pour d'autres voire même Chuck Norris) merci, les périgrinations de Facebook en matière de vie privée et la sortie de l'iPad nous ramènent assez durement à la réalité: un certain nombre d'acteurs de l'informatique aimerait bien mettre la main sur des informations qui valent de l'or: nos informations personnelles, notre vie privée.
    Ceci nous donne un nouvel ennemi, un autre défi à relever. Ouf ! Nous aurons toujours quelque chose contre lequel nous battre ;-)

    Naturellement, tout ceci n'a pas manqué de provoquer de nombreuses réactions sur le Net, sans grand changement malheureusement, à l'exception (notable ?) de Facebook qui a annoncé non pas un retour en arrière, mais une simplification des options de gestion de la confidentialité des données personnelles.
    Naturellement, je n'oublie pas non plus Google dont l'hégémonie grandissante m'inquiète sérieusement.

    Hormis les cas Microsoft (incurable d'après moi) et Apple, quel est le point presque commun à tous ces acteurs ?

    Pour parler crûment, ils utilisent le logiciel libre, tout en y contribuant, parfois massivement: HipHop pour Facebook, WebM pour Google et ce ne sont que 2 exemples.

    Mais ici, le logiciel libre est bien utilisé comme un moyen d'arriver à ses fins, peut-être même un moyen de s'acheter une conduite ou une image.
    Ça n'est pas choquant en soi: après tout, nous sommes tous et toutes libres d'utiliser un logiciel libre, y compris pour faire du business.
    Là où ça se corse, c'est que ces entreprises se prévalent de l'utilisation de logiciels libres pour leur image.

    Les informations personnelles, la poule au œufs d'or
    Car l'enjeu derrière tout cela est bien le contrôle de nos informations personnelles. Ces informations valent de l'or, je l'ai déjà dis: pourquoi les grandes surfaces ont-elles toutes créé des cartes de fidélité si ce n'est pour pouvoir traquer nos petites habitudes de consommation et revendre les informations obtenues ?

    Pourquoi les acteurs du monde bancaire nous incitent-ils à utiliser de plus en plus notre cartes de paiement électronique et pas les bons vieux billets ?

    et même l'État s'y met
    Les derniers textes projets de loi plus ou moins officiels et avancés sont eux aussi inquiétant. Sous couvert de consultations ouvertes, on voit apparaître ici et là de nombreux rapports "d'experts".

    Tous vont dans le même sens: Internet est peuplé de vilains pirates nazis pédophiles qu'il convient de combattre par tous les moyens à notre disposition (y compris les firewall intégrés aux suites bureautique, si, si).
    Ces opérations marketing arrivent toute à la même conclusion: il faut filtrer le contenu circulant sur les réseaux, c'est la seule solution.
    Un nouveau concept fumeux à même fait son apparition: "l'octet légal".

    Ce terme justifie à lui seul le DPI (Deep Packet Inspection) qui fera voler en éclat la neutralité des réseaux, cette neutralité du réseau qui a été enterrée sous la houlette de celle dont le monde Internet pensait (espérait ?) qu'elle saurait la défendre: la geekette du gouvernement, secrétaire d'état au numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.

    Néanmoins, "ceux qui savent" (la plupart barbus, comme Benjamin Bayard ;-) disent et répètent que tout cela est inapplicable. Comment une machine peut catégoriser un octet comme étant légal ou illégal ?

    C'est donc techniquement impossible, mais ça n'est pas l'important: l'important est de contrôler ce que nous faisons de nos vies numériques et là, tous les prétextes sont bons.

    Le combat continue
    Revenons au logiciel libre. Ses plus ardents partisans se retrouvent en pointe du combat pour la vie privée. Étonnant ? Pas tellement, encore faut-il avoir pleinement conscience des principes du logiciels libres: ils ne s'arrêtent pas à la gratuité, ni même à la mise à disposition du code source.
    L'autorisation de modification du code source alors ? Toujours pas.

    L'un des principes fondateurs du mouvement libre, qui ne s'arrête pas aux logiciels, c'est la société humaine. Ce que dessine le mouvement libre, ce sont les contours d'une société respectueuse de ses membres, respectueuse des libertés et des choix de chacuns.

    Le logiciel libre s'inscrit pleinement dans ce mouvement, mais il n'en est qu'un des maillons. Il n'est pas une finalité, tout juste une étape, si importante soit-elle.

    Naturellement, le combat pour le respect de la vie privée s'inscrit également dans ce mouvement. Mais, il s'agit ici plus d'une finalité que d'un moyen: sans vie privée, pas de logiciel libre car nous ne serons plus maîtres de nos choix.

    Ceci me rappelle le projet Palladium, implémentation du Trusted Computing par Microsoft. La firme de Redmond avait annoncé qu'elle contrôlerait les applications ayant, ou pas, le droit de s'exécuter sous Windows. Naturellement à l'époque, cela avait provoqué un tollé général: en effet, on courrait le risque (non négligeable ?) de voir Openoffice ou Firefox bannis des OS Windows, le tout potentiellement sans justification, juste parce quelqu'un à Redmond en avait décidé ainsi.

    Hé bien, Palladium est de retour, mais sans puces électroniques ni certificats cette fois: Apple fait la pluie et le beau temps sur l'AppStore, autorisant (ou pas) les applications qui respectent sa conception du bien.

    Tout ceci ne pourrait pas, ou moins, arriver avec du logiciel libre.

    Alors:

    La vie privée sera-t-elle au cœurs des combats de demain ? Le logiciel libre sera-t-il l'un des instruments de ces combats ou en sera-t-il
    l'aboutissement ?


    Vous avez 4 heures (c'est bientôt le bac ;-)
  2. # 2980

    Qube OS vs. XenClient

     
    J'aime les titres un peu racoleurs et trollesques ;-)

    Au delà du troll possible, je vais essayer d'expliquer en quoi ces 2 systèmes sont comparables et en quoi ils ne le sont pas.

    Disclaimer de rigueur:

    Bien entendu, tout cela est totalement subjectif. De plus, je n'ai pas encore eu le temps de réellement tester les 2 solutions, Qubes-OS parce que basé sur Fedora que je connais très peu, et XenClient par manque... de license Windows.


    Le premier a été annoncé le 7 avril 2010 par Invisible Things Lab, le second un peu plus récemment par Citrix.

    Les points communs:

    * Les 2 fournissent un hyperviseur Xen permettant le fonctionnement simultané de plusieurs systèmes d'exploitation "client" sur un même matériel.

    * Les 2 demandent des processeurs récents avec le support des extensions IOMMU (AMD) ou VT-d (Intel)

    * Les 2 offrent un canal de communication censément contrôlé entre VM permettant d'exporter des applications.

    * Les 2 fixent la barre "sécurité" très haut. En tout cas dans leur discours marketing.

    Les différences:

    * XenClient est clairement orienté entreprise, je dirais même grands comptes.
    En effet, seul Windows est pleinement supporté. Linux fonctionne bien sûr, mais a priori aucune version des xentools n'est disponible. Ceci signifie par exemple que l'export d'applications d'une VM à une autre ne fonctionnera pas.

    * XenClient dipose d'un serveur d'images de machines virtuelles, ce qui permet de déployer une machine virtuelle très facilement (en tout cas, en LAN).

    * A contrario de XenClient, Qubes-OS est totalement orienté OpenSource. Seul Linux est supporté, Windows est envisagé mais pas maintenant.
    Néanmoins, Qubes-OS n'est pas spécialement simple à gérer, de part notamment son architecture limite grand malade parano (j'y reviens plus bas).

    * Seul XenClient, à ma connaissance, propose le support 3D natif pour 1 VM à la fois.
    De mon point de vue, c'est un argument purement marketing dans la mesure où cela n'apporte absolument rien: pour transférer le support 3D à une autre VM, vous êtes priés de redémarrer les 2 !

    La différence d'approche

    Outre la différence concernant l'OS invité (Windows pour XenClient et Linux pour Qubes-OS), on sent poindre une autre différence, et de taille:

    * Citrix a visiblement voulu conserver quelque chose de relativement simple

    * ITL quant à lui a clairement fait le pari de la sécurité à outrance. La lecture du document d'architecture de Qubes-OS est, à ce titre, passionnant (et édifiant !).

    ITL a poussé la logique au bout en imaginant des attaques possibles (j'ai donné l'exemple du réseau tout à l'heure) et en adaptant le système pour en mitiger les effets. C'est ainsi, notamment, le stockage est géré au sein d'un domU dédié, évidemment différent de celui qui gère le réseau. Le dom0 quant à lui se retrouve avec une portion "presque" congrue, à savoir l'interface sécurisée de gestion.

    Je serais d'ailleur curieux de savoir si tout cela repose sur une analyse de risque en bonne et due forme, ou plutôt sur leur expérience. N'oublions pas que le métier premer d'ITL était les attaques sur le matériel et notamment les micro-processeurs.

    En l'état actuel de mes connaissances, je me garderai bien d'émettre un avis sur le niveau réel ou supposé de sécurité de l'un ou l'autre produit, ce dont je serais de toute façon incapable.

    En conclusion de cette très rapide analyse, je dirais que l'approche d'ITL est plus destinée à des organismes (États, Banques, ...) à fort besoin de sécurité. Le parallèle de Mme Michu utilisant alternativement l'une ou l'autre des VM pour voir ses mails, consulter son compte bancaire, où surfer sur YouPorn (ah non, ça c'est Mr. Michu et fils) ne tient pas la route.

    Car c'est là que le bâs blesse à mon sens: le besoin de formation des utilisateurs va être gigantesque ! C'est "juste" une nouvelle façon de concevoir l'utilisation d'un PC.

    En revanche, les réseaux militaires français étant physiquement séparés, j'imagine la transition un peu plus facile dans ce cadre là: économie de machines. Reste que la sécurité d'accès au réseau (VPN SSL, IPSEC, ...) est toujours confiée au domU sans être centralisée dans le DomU "réseau".

    Mais, j'y pense, nous l'avons déjà ça... enfin normalement. Il s'agit de l'ex-projet Sinapse de la DGA devenu Polyxène, produit par Bertin Technologie et Mandriva. Le mieux, c'est que Polyxène est lui aussi basé sur l'API Xen !

    Cependant, mis à part quelques effets d'annonce (le communiqué de presse date de septembre 2009), rien de bien concret à l'horizon. Et vu la santé financière de Mandriva... comment vous dire.
  3. # 2979

    Nouveau design.

     
    Vu que la nouvelle version avec plein d'Ajax inside se fait attendre (pas le temps), j'ai "backporté" le nouveau thème qui devait l'accompagner.

    Accessoirement, cela me permets de me rendre compte des progrès que j'ai encore à réaliser avant que de parvenir à coder proprement :-/

    M'enfin, ça a l'air de fonctionner plutôt pas mal, donc on ne va pas se plaindre !
  4. # 2978

    WebM/VP8, une fausse bonne nouvelle ?

     
    www.webmproject.org/ (http)

    Google a annoncé hier, lors de la conférence Google I/O 2010, un nouveau format vidéo appelé WebM. Ce format est publié en OpenSource.
    Au delà du simple codec, c'est bien un format vidéo qui est annoncé avec:
    * Un codec vidéo VP8, obtenu après le rachat de ON2 (qui est aussi à l'origine de Théora)
    * Un codec audio Vorbis
    * Un conteneur basé sur Matroska

    Le même jour, Mozilla, Opera et VLC publient ou annoncent des versions de développement de leurs produits respectifs qui supportent ce format. Pas étonnant dans la mesure où ils ont été impliqués depuis des mois. Dans la foulée, Adobe annonce que ce format vidéo sera supporté dans Flash. On apprend par ailleur que Google travaille à des implémentations matérielles, directement dans les puces graphiques et les processeurs. Cette dernière annonce est d'importance, notamment pour le marché des mobiles.

    Alors, bonne nouvelle ?
    Voilà un sérieux concurrent au format H264, les brevets logiciels en moins.
    D'un coup d'un seul, on passe d'un effet d'annonce à un format implémenté concrètement sur différents produits. En ce qui concerne les navigateurs, cela représente près de 40% de parts de marché, voire même beaucoup plus. Cela place donc les tenants du logiciel propriétaire (Apple et Microsoft en l'occurence) dans une situation pour le moins inconfortable. D'ailleurs Apple n'a toujours pas réagi à cette annonce. Quant à Microsoft, il a annoncé le support de WebM dans IE9. Ce support ne sera néanmoins pas en natif puisqu'il faudra installer le codec idoine.
    Donc, oui, c'est une bonne nouvelle. Je le dis et le répète, c'est une excellente nouvelle pour un Web plus ouvert.

    Ben alors il est où le bug ?
    Comme souvent, le diable se niche dans les détails. Google est passé maître dans l'art de maîtriser sa comm' et Google ne fait rien au hasard.
    Si on réfléchit un peu, on pourrait se demander pourquoi Google a impliqué des poids lourds du web et de la vidéo tels que Mozilla, Opera ou encore VLC, sans parler des fabriquants de puces graphiques et autres processeurs.
    Après tout, Google détient Youtube qui est juste la première plate-forme de vidéo en ligne au monde (5 ans d'existence, 2 milliards de vidéos). Problème: Youtube peut proposer n'importe quel format, ce dernier ne pourra pas percer s'il ne peut être compris par le consommateur.
    Néanmoins, Dailymotion n'a a priori pas été contacté. Etrange ? Pas tellement puisque Dailymotion est un concurrent de Youtube. Et vu l'avance de Youtube en matière de nombre de visites, Google n'avait donc aucun intérêt à les accepter dans le bateau pour faire percer son format. Certes, Dailymotion est libre de l'implémenter de part sa license (BSD). Mais il a d'ors et déjà un métro de retard.

    Non, la vraie raison qui a poussé Google à impliquer les principaux navigateurs web "alternatifs", c'est tout simplement les parts de marché de Chrome. A moins de 10%, aucune chance de s'imposer seul. A 40 ou 50%, c'est tout de suite beaucoup plus simple. Mais le jour ou Google détendra 30 ou 40% de PDM avec Chrome, embarquera-t-il Mozilla & Co dans l'aventure ? Pas gagné

    Donc Google, c'est rien que des méchants ?
    Oui et non.
    En matière de vie privée, le "tableau de chasse" de Google n'est pas des plus reluisants. Détenir autant d'information sur autant de monde n'est pas sans risque, il n'y a qu'à prendre l'exemple Facebook. Mais il est aussi vrai que Google est l'un des gros contributeurs du logiciel libre, et ça c'est toujours une bonne nouvelle.

    Quel rapport avec le Web ? Simplement que Google cherche, et réussi relativement bien, à être présent à toutes les étapes de la chaîne de l'information (au sens large) sur Internet.
    * Production, stockage et/ou archivage: Blogger.com, Wave, Google Docs, numérisation de bibliothèques, ...
    * Recherche (évidemment): Google search
    * Consultation: Chrome
    * Accès à l'information: Androïd et bientôt Chrome OS, sans oublier un des possible prochain nouveau métier de Google: FAI

    Le tout en restant pragmatique: n'oublions pas que Google n'a pas renoncé à supporter le format H264 dans Chrome. Pourtant, si WebM est si génial que cela, pourquoi ne pas tout simplement laisser tomber H264 ?

    Finalement, si l'on n'y prend pas garde, le risque que nous courrons est de dépendre totalement de Google pour l'accès à l'information. Or, on sait qu'aucun monopole n'est souhaitable sur le long terme. Dans le domaine de l'information en l'occurence,

    celui qui contrôle l'information contrôle le monde

    (je n'ai plus la référence de cette citation. Si quelqu'un s'en souvient: webmaster[_AT_]jbfavre.org).

    En conclusion, même s'il s'agit d'une excellente nouvelle pour les logiciels libres, cela ne doit pas nous empêcher de rester vigilants quant à l'hégémonie Google.
    Schizophrénie, quand tu nous tiens ;-)
  5. # 2977

    Ubuntu, l'entreprise et ses employés

     
    Ceci est la traduction d'un post de Romain Beauxis que je publie avec son autorisation. L'original, en anglais, peut être lu ici:
    blog.rastageeks.org/debia... (http)

    Pourquoi le traduire et le publier? Tout d'abord, je suis un utilisateur heureux d'Ubuntu, et je ne compte pas changer de distribution sur mes stations de travail, en tout cas pas tout de suite. Mais un certain nombre de choses me génaient dans Ubuntu sans que je sache exactement quoi. Et ce post résume parfaitement ce que je ressens.

    Ce post n'a aucune volonté d'être offensant en quoique ce soit. Je souhaite juste partager quelques idées qui me sont venues récemment.

    Tout a commencé lorsque j'ai souhaité exercer le droit de publier le paquet logiciel que je maintiens dans Ubuntu. En regardant la procédure, j'ai réalisé qu'il fallait être connecté lors d'une séance IRC à un moment précis.

    Cela m'a immédiatement refroidis. Je travaille le plus clair de ma journée, et compte tenu du fuseau horaire là où je vis, ce n'était pas possible. Mais, puisque je m'étais inscris à la liste de diffusion correspondante, j'ai reçu les mails d'autres candidats qui faisaient tout pour se libérer, au dépend soit de leur travail, soit de leur vie personnelle.

    Aujourd'hui, je suis tombé sur les notes de Mark (Shuttleworth, le patron de Canonical, éditeur d'Ubuntu, NDT) pour sa présentation à Bruxelles (lors de l'Ubuntu Developer's Week, NDT). Ces notes m'ont été transmises par un ami qui ne travaille pas pour Ubuntu. Leur lecture m'a donné l'étrange impression d'assister à une présentation orientée management, avec ce type de propagande: "allez, nous voulons notre produit dans tous les PC l'an prochain". Fort heureusement pas comme Steve Ballmer, mais peut-être pas si éloigné que cela.

    En définitive, il y a bien quelque chose qui me met mal à l'aise avec Ubuntu. Je suis positivement ravi de son succès, et je continuerai à le recommander à mes amis et connaissances.

    Mais, à la réflexion, je me demande si le modèle d'Ubuntu ne serait pas celui d'une entreprise commerciale avec un très petit nombre de salariés, suivis d'une seconde ligne de developpeurs fanatiques (dans le sens "être fan de") qui travaillent comme s'ils étaient salariés mais sans être payés et enfin une troisième ligne composée des développeurs de logiciels open-source, dont le travail forme 90% du cœur du système.

    Une bonne illustration de ceci se trouve à la fin des notes à propos de la présentations de Mark:

    Quelqu'un pose la question de la publicité pour Ubuntu, il semble qu'il n'y ai pas de projet de faire de la publicité dans les médias traditionnels. Mark utilise le Manuel Ubuntu comme un exemple pour faire de la pub pour Ubuntu; Mark me montre du doigt et la salle applaudis le Projet "Manuel Ubuntu"! Woohoo!


    Maintenant, devinez quoi:

    À propos de nous

    We are a group of individuals trying to promote the use of Ubuntu and its variants. This is a private web site that is not connected in any official or financial way with Ubuntu, Canonical PL or Ubuntu.com. Official Ubuntu guides and downloads are freely available at www.ubuntu.com. Ubuntu is a registered trademark of Canonical PL
    Nous sommes un groupe d'individus qui essayons de promouvoir l'utilisation de Ubuntu et de ses dérivées. Il s'agit d'un site internet privé qui n'a aucune relation officielle ou financière avec Canonical PL ou ubuntu.com. La documentation et les guides officiels sont librement disponibles sur www.ubuntu.com. Ubuntu est une marque déposée par Canonical PL


    Source:
    ubuntumanual.org/about-us (http)

  6. # 2976

    Point commun

     
    www.videolan.org/ (http)
    Quel est le point commun de: Google, Firefox et VLC ? La réponse très bientôt !
    Et d'après mes informations, c'est du lourd... du très lourd. Vivement la prochaine conf Google :-D

    Ce qu'il y a de bien avec les manifestation liées au logiciels libres, c'est qu'on discute avec des gens sympas et intéressants. On discute, on discute, et là on apprend un scoop tout simplement ÉNORME.
    Bon évidemment, le gars sympa en question a signé un NDA tout ça, donc je n'en dirai pas plus... mais je vous jure que c'est une bombe !
  7. # 2975

    Une histoire de cordonnier et de chaussures

     
    3615 mavie

    J'aimerais bien comprendre, un jour, comment un sysadmin peut être aussi con que les utilisateurs qu'il dépanne... et contre lesquels il râle régulièrement...

    Explications: un admin se la pète avec son dual boot Windows / Linux, le tout sur son laptop perso. Bon, soit... Perso, je vois pas trop où est l'exploit, mais bon...

    Sauf que quand le Linux part en vrac parce que la partition racine comporte une erreur, ben notre admin est paumé, juste parce qu'il a "oublié" de lire le message d'erreur qui préconise de faire un
    fsck.ext3 /dev/sda3

    Si, si, la commande est donnée en plus !!
    Bien entendu, comme on est admin Windows, on touche pas et on appelle la grosse truffe qui s'occupe des Linux... Ben tient, on n'a que ça à faire.

    Hé, les Windowziens qui dorment au fond de la salle, ouvrez les yeux et apprenez à lire...

    Après, on comprends mieux pourquoi la solution "ultime" de l'admin Windows, c'est de rebooter...

    Ouais, faut pas me chercher le lundi matin :-/
  8. # 2973

    Xen4 migration howto avec GNU/Linux Debian Lenny

     
    publications.jbfavre.org/... (http)
    La version 4 de l'hyperviseur Xen a été publiée le 7 avril dernier. J'ai donc mis à jour mon cluster Xen basé sur Debian Lenny.
    Description du cluster:
    Virtualisation avec Xen sous GNU/Debian Linux
    Cluster Xen sous Debian GNU/Linux avec DRBD, Corosync et Pacemaker

    La procédure de mise à jour:
    Migration de Xen version 3 vers la version 4 sous GNU/Debian Lenny
  9. # 2972

    Afghanistan : la CIA s'inquiéterait du faible soutien de l'opinion française et propose de la culpabiliser

     
    secretdefense.blogs.liber... (http)

    Que faire ? "Les opinions publiques européennes pourrait être mieux préparé à tolérer un printemps et un 'été avec davantage de victimes militaires et civiles si elles perçoivent de liens clairs entre les résultats en Afghanistan et leurs propres priorités. Un stratégie cohérente de communication doit être programmée dans les pays contributeurs, en s'appuyant sur les principales préoccupations des occidentaux."

  10. # 2971

    Greenpeace et Nestlé sur Facebook : l’Art de la Guerre

     
    fr.readwriteweb.com/2010/... (http)
    Passionnante analyse de l'attaque informationnelle dont a fait l'objet la marque Nestlé de la part de Greenpeace.

    Ces derniers jours s’est joué sur Facebook une bataille entre Greenpeace et Nestlé qui fera date dans l’histoire de l’activisme, des média sociaux, et dans la façon dont les grands annonceurs aborderont désormais internet.
    Ce n’est pas la première fois que de tels affrontements ont lieu sur internet, mais cette fois, c’est à une opération savamment mise au point, et exécutée de façon parfaitement professionnelle, à laquelle Nestlé a du faire face.
    Cela a été l’occasion pour la multinationale Suisse de réaliser à quel point l’amateurisme en matière de média social n’était plus de mise : cinq ans après l’avènement du web 2.0, les activistes sont désormais tout ce qu’il y a de plus professionnels, et l’ère du buzz, qui représente encore trop souvent l’alpha et l’omega du web 2.0 pour les grands annonceurs, semble désormais bien finie.
    Cet épisode marque un tournant, celui où désormais la valeur et le rôle des community managers semble indiscutable, et où à défaut de R.O.I. on saura désormais opposer à ceux qui trouvent cette dépense inutile, les foudres de consommateurs réunis en meute, prêt à mettre en pièce une image de marque savamment peaufinée à coup de millions.
    Cette crise marque également le premier retour sur investissement réellement mesurable dans le web social : faire face à ce genre de crise sans trop de dommages ; ici, bien sûr, l’investissement consenti par Nestlé dans le web social était largement insuffisant pour espérer s’en sortir.
    Planifiée, les annonceurs n’avaient jusqu’ici eut à faire qu’à des initiatives issues de groupuscules ou d’individus isolés, qui n’avaient jamais fait œuvre d’autant de professionnalisme. Enfin, cet épisode sonne le début d’une nouvelle ère jusqu’ici relativement contingentée à la politique, celui de la web guérilla, organisée.

  11. # 2970

    StatusNet, sortir le flux des silos

     
    www.clochix.net/post/2010... (http)

    Alors que de nombreux auteurs de carnets s'étaient assuré du contrôle de leurs données en installant les logiciels nécessaires sur leur propre serveur, l'avènement du micro-blogging et la mode des flux de statuts a ramené tout le monde, geeks y compris, vers des silos : Facebook et Twitter, ou identi.ca pour les intégristes. La sortie de StatusNet 0.9 il y a quelques semaines pourrait bien changer la donne, grâce à son introduction de OStatus, un protocole ouvert et décentralisé permettant d'interagir avec les statuts d'utilisateurs postés sur des serveurs dans le monde entier. Désormais, héberger des pensées, liens et autres bribes sur son propre serveur, tout en continuant la conversation avec les utilisateurs hébergés sur d'autres serveurs, devient possible. OStatus permet de sortir des silos en autorisant une architecture décentralisée qui n'a plus grand chose à envier aux architectures centralisées actuelles.

  12. # 2969

    Script for Apache Error Report

     
    www.g-loaded.eu/2010/03/2... (http)

    I realized that a report about the httpd errors that have occured during the previous day, including all virtualhosts, is more important than I had initially thought

  13. # 2968

    Server Costs vs Virtual Server Costs

     
    etbe.coker.com.au/2010/03... (http)

    When comparing a Xen Europe virtual server at $88.56 per annum it might be slightly cheaper than running my old Celeron system – but would be more expensive than buying electricity for my old Thinkpad. If I needed more than 128M of RAM (which seems likely) then the next cheapest option is a 256M XenEurope server for $14.76 per month which is $177.12 per annum which makes my old computers look very appealing. If I needed more than a Gig of RAM then my old Thinkpad would be a clear winner, also if I needed good disk IO capacity (something that always seems poor in virtual servers) then a local server would win.

  14. # 2967

    Lux Aurumque, le chant choral "on the cloud"

     

    Lux Aurumque



    Après un premier essai plutôt réussi avec le morceau sleep, où chaque participant chantait en écoutant le morceau, Eric Whitacre est allé plus loin dans la constitution de ce chœur virtuel. Il a composé un morceau spécialement pour cette expérience, et a fait un appel à volontaires. Il leur a envoyé la partition, puis il a mis en ligne une vidéo ou, après avoir donné ses instructions de chef de chœur, il fait les gestes de direction du choeur, uniquement agrémenté d’un piano donnant le ton de chaque partie. Il a poussé la difficulté plus loin, en ajoutant des rubato et des gestes dynamiques spécifiques s’adressant, selon le cas, uniquement aux ténors, au sopranos, aux basses ou aux Altos, et les choristes ont parfaitement réagi.

    Le succès de Sleep ayant attiré de nouveaux participants, Eric Whitaker a écouté toutes les vidéos mises en ligne, comme pour une audition traditionnelle.

    C’est finalement un chœur de 185 choristes dont les prestations ont été retenues, de douze pays différents : l’Autriche, l’Argentine, le Canada, l’Allemagne, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni, et les États-Unis d’Amérique.


    Via
    www.maitre-eolas.fr/post/... (http)
  15. # 2966

    Digg: 4000% Performance Increase by Sorting in PHP Rather than MySQL

     
    highscalability.com/blog/... (http)

    James Turner conducted a very informative interview with Joe Stump, current CTO of SimpleGeo and former lead architect at Digg, in which Joe makes some of his usually insightful comments on his experience using Cassandra vs MySQL. As Digg started out with a MySQL oriented architecture and has recently been moving full speed to Cassandra, his observations on some of their lessons learned and the motivation for the move are especially valuable.

    Notamment, Digg est parvenu à améliorer les performances de 4000% juste en réalisant les tris via PHP plutôt que par MySQL. w00t !!